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✓ 12 éditions documentées — 114 artistes ont participé

Fan service

Chiffres, siège et habitudes de la maison

Éditions documentées122015–2026
Années d'histoire12 ansdepuis 2015
Pays habituelReino Unido

À propos du festival

51st State Festival se comprend mieux lorsque l’on cesse de penser la musique de danse comme une ligne droite. Son nom joue déjà avec une idée culturelle : ce “51e État” imaginaire où Londres, New York, Chicago, la Jamaïque, les Caraïbes, les sound systems, le UK garage, la house américaine et la culture soul se rencontrent sans passeport. Ce n’est pas un festival électronique générique ni une rave construite uniquement autour des drops. Son cœur se trouve plus profondément : mémoire du club, racines noires de la dance music, culture radio, disques, voix, MCs, fêtes de quartier et hymnes qui font encore lever les mains de plusieurs générations au même moment.

La première édition a eu lieu en 2015 à Trent Park, dans le nord de Londres, avec une idée très claire : célébrer les racines transatlantiques de la house et ses ramifications. Chicago, New York, Londres et les Caraïbes n’étaient pas des références décoratives, mais de véritables coordonnées sonores. Masters At Work, Todd Terry, DJ Sneak, Derrick Carter, David Morales, Tony Humphries, Dimitri From Paris, Norman Jay, Horse Meat Disco, Barbara Tucker, Grant Nelson et Congo Natty n’étaient pas simplement des noms sur une affiche; ils représentaient des chapitres vivants d’une histoire musicale commencée bien avant que les festivals deviennent des cartes pour Instagram.

Pendant ses années à Trent Park, le festival avait un charme très particulier. Ce n’était ni un festival rural lointain ni une fête cachée dans un sous-sol. C’était Londres qui sortait au vert pour une journée. Le public arrivait dans le nord de la ville avec l’envie de soleil, de danse, de nostalgie et de musique adulte au meilleur sens du terme. Pas “adulte” au sens ennuyeux, mais au sens d’une musique qui a vécu : du garage découvert sur pirate radio, de la house entendue dans les clubs des années 1990, de la soul venue de plus loin, du reggae et du dancehall liés à d’autres migrations, d’autres quartiers et d’autres manières de célébrer.

Le public a toujours été essentiel à son identité. 51st State ne ressemble pas à un festival d’adolescents découvrant la piste pour la première fois. Son mélange est plus riche : ravers vétérans, amateurs de soulful house, passionnés de UK garage, personnes ayant grandi avec Back to 95, DJs, selectors, publics caribéens, communautés noires britanniques, jeunes curieux et gens qui ne vont peut-être pas à vingt festivals par an, mais qui savent exactement ce que signifie une grande vocal house sous le soleil. Cette coexistence lui donne quelque chose que beaucoup de grands événements ne peuvent pas fabriquer : une mémoire partagée.

La période récente sous le format Riverside Sessions marque un changement important. La marque ne s’appuie plus de la même manière sur le grand paysage ouvert de Trent Park; elle se déplace vers Eutopia Warehouses, à Barking, un lieu urbain de l’est londonien avec cour extérieure et espaces intérieurs. C’est un changement d’échelle et d’atmosphère : moins “grande journée dans le parc”, plus club élargi et concentré. Mais l’idée centrale reste reconnaissable : prendre l’essence de 51st State et la faire circuler à travers house, garage, soul, disco, club classics, culture sound system et histoire dance londonienne.

L’expérience réelle ne consiste pas seulement à voir le plus grand DJ du moment. C’est arriver l’après-midi, entendre la basse avant de trouver sa scène, croiser des gens qui écoutent vraiment, voir les générations se mélanger, entrer dans une salle où le garage roule, sortir dans une cour avec une house plus chaude, entendre un MC faire remonter des souvenirs, danser sur un morceau que la personne à côté connaît depuis vingt ans et sur un autre qu’un public plus jeune découvre à peine. À 51st State, le passé ne pèse pas comme un musée; il sert de carburant.

Ce qui distingue 51st State Festival, c’est sa manière de connecter des scènes sans les transformer en nostalgie plate. House, garage, soul, disco, dub et dancehall apparaissent comme un réseau vivant, non comme des cases séparées. Son passage vers Riverside Sessions l’installe dans une étape plus urbaine et plus intime, mais n’efface pas son histoire. 51st State reste avant tout une célébration de Londres comme ville de mélange : une piste où l’Amérique, le Royaume-Uni et les Caraïbes peuvent encore se rencontrer dans la même ligne de basse.

Site officiel · www.51stfestival.com

Réseaux

Fiche

Fréquence
Anual
Mois habituel
août
Durée typique
1 jours
Ville habituelle
London, England
Plus longue série
12 ans consécutifs
Première édition
2015

Chronologie

Un artiste par année, le mieux classé

Artistes récurrents

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Archive visuelle

Photos documentées de la franchise.