Classement
#24
TRANCE
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3.8 M

Quand
2027
Artistes à l'affiche
Lineup en préparation — nous le publierons dès confirmation.
3 éditions à explorer · futur, live et passé
Chiffres, siège et habitudes de la maison
A State of Trance Festival n’est pas né comme un festival traditionnel. Il est né comme un signal radio, presque comme une fréquence émotionnelle. Avant les scènes, les lumières, les lasers et les foules habillées de noir, de blanc, de néon ou de drapeaux nationaux, il y avait la voix d’Armin van Buuren présentant de nouvelles musiques à une communauté dispersée dans le monde entier. A State of Trance a commencé en 2001 comme émission de radio et, avec le temps, est devenu beaucoup plus que cela : une archive vivante du trance, un label, une communauté mondiale et finalement une série d’événements où des milliers de fans pouvaient cesser d’écouter seuls et se retrouver physiquement sur la même piste.
Cette différence est essentielle pour le comprendre. Beaucoup de festivals naissent avec un terrain, une ville et un modèle économique. ASOT est né avec la continuité. Semaine après semaine, épisode après épisode, il a formé l’oreille d’un public qui ne voyait pas le trance seulement comme une musique pour danser, mais comme un langage émotionnel prolongé. Le trance possède quelque chose de particulier. Il ne cherche pas toujours l’impact immédiat. Il construit, attend, ouvre l’espace, monte lentement, se brise en mélodie, puis libère. Ses fans parlent des morceaux comme de souvenirs, des breakdowns comme de paysages, des drops comme de retours à la maison. A State of Trance a compris cette sensibilité et lui a donné une maison permanente.
Le passage vers le festival semblait naturel. Les célébrations d’épisodes, surtout à partir de jalons comme ASOT 500, ont transformé l’émission de radio en rassemblement physique de la Trance Family. Den Bosch, Utrecht puis Rotterdam ne furent pas seulement des villes hôtes; elles devinrent des points de pèlerinage pour une communauté habituée à écouter de loin. Lorsque ASOT a annoncé en 2015 le concept A State of Trance Festival à Jaarbeurs Utrecht, la marque possédait déjà des années d’histoire émotionnelle. Le festival ne partait pas de zéro. Il matérialisait des milliers d’heures de radio, de sets, de votes, d’hymnes, de chats, de livestreams et de souvenirs personnels.
Musicalement, A State of Trance Festival est construit autour du trance, mais pas de manière figée. Son centre se trouve dans le trance classique, uplifting, progressive et tech trance, mais autour de ce noyau apparaissent melodic techno, progressive house, psytrance, hard trance, sons plus sombres, idées plus rapides et croisements avec l’électronique contemporaine. Cette amplitude a suscité des débats chez les puristes, mais elle explique aussi pourquoi ASOT reste vivant. La marque ne traite pas le trance comme un musée. Elle le présente comme une langue qui change sans perdre sa grammaire émotionnelle : tension, mélodie, euphorie, communauté et libération.
L’expérience d’un grand ASOT a quelque chose de cérémoniel. Elle est indoor, nocturne, précise, immersive. Elle ne dépend pas du soleil, de la plage ou du camping, mais du son, des visuels, de la production, des longues heures et d’un public qui arrive avec une connexion très particulière. À Rotterdam Ahoy, par exemple, le festival peut fonctionner comme une machine parfaitement calibrée : différentes zones, différentes atmosphères, longs sets, collaborations spéciales, classiques, nouveaux talents et moments pensés autant pour les personnes présentes que pour celles qui suivent la transmission depuis un autre pays. ASOT a toujours eu cette double nature : événement local et expérience globale.
Armin van Buuren reste le centre symbolique, mais le festival ne se réduit pas à lui. Ruben de Ronde, Ferry Corsten et une longue liste d’artistes historiques et récents ont contribué à élargir le récit. Des noms comme Aly & Fila, Cosmic Gate, Rank 1, Giuseppe Ottaviani, Andrew Rayel, John O’Callaghan, Ferry Corsten, Arty, Above & Beyond, Markus Schulz, Vini Vici, Ben Gold, Factor B, Laura van Dam et beaucoup d’autres font partie d’une carte où nostalgie et futur cohabitent en permanence.
A State of Trance Festival compte parce qu’il représente l’une des communautés les plus fidèles de la musique électronique. Ce n’est pas le festival le plus sauvage ni le plus coloré du monde EDM. Sa force se trouve ailleurs : dans la dévotion. C’est un lieu pour celles et ceux qui croient qu’une mélodie peut porter une foule, qu’une voix sur un breakdown peut changer l’humeur d’une nuit et que la musique électronique peut rester intime même lorsqu’elle est jouée devant des milliers de personnes. ASOT est festival, radio, mémoire et famille. Une célébration trance pour ceux qui croient encore que l’euphorie peut être spirituelle.
Genres
TRANCE
Chronologie
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