✓ 35 éditions documentées — 30 artistes ont participé
Prochaine édition

Afropunk 2007

Quand

2007

Brooklyn, New York

Pays

Estados Unidos

Artistes à l'affiche

Lineup en préparation — nous le publierons dès confirmation.

Laquelle as-tu faite (ou feras-tu) ?

35 éditions à explorer · futur, live et passé

35 sur 35 éditions

Fan service

Chiffres, siège et habitudes de la maison

Éditions documentées352005–2025
Années d'histoire22 ansdepuis 2005
Pays habituelEstados Unidos

À propos du festival

AFROPUNK est bien plus qu’un festival. C’est une déclaration culturelle sur les multiples façons d’être noir, alternatif, créatif, étrange, rebelle, élégant, politique, queer, bruyant, spirituel, futuriste ou impossible à classer. Son origine ne vient pas d’un grand promoteur cherchant une nouvelle marque de festival, mais d’une question inconfortable : où étaient les personnes noires dans la culture punk et alternative ? Le documentaire Afro-Punk de James Spooner, sorti en 2003, suivait des musiciens et fans noirs évoluant dans des scènes hardcore, punk et alternatives où ils étaient souvent les seuls corps noirs dans la salle. De cette tension est née une communauté, et de cette communauté est né, à Brooklyn en 2005, le premier AFROPUNK Music Festival.

Cette première histoire compte parce qu’elle explique le cœur du projet. AFROPUNK n’a pas commencé en voulant être “cool” au sens commercial du terme. Il a commencé comme refuge. Comme point de rencontre pour celles et ceux qui ne se sentaient pleinement acceptés ni dans les espaces alternatifs blancs, ni dans des imaginaires plus étroits de ce que la culture noire devait être. C’était pour la fille noire en bottes punk, pour le musicien hardcore qui ne trouvait pas sa place, pour la personne queer afrodescendante cherchant un miroir, pour le fan de Bad Brains, Tamar-kali, Living Colour ou Fishbone qui savait que la négritude n’a jamais eu une seule esthétique.

Avec les années, AFROPUNK est devenu plus grand, plus visible et plus complexe. Brooklyn est resté sa racine symbolique, mais la marque s’est étendue à d’autres villes, formats et pays. Son son s’est également ouvert. Ce qui était né dans une relation directe avec le punk, le hardcore et le rock alternatif a fini par embrasser soul, R&B, hip-hop, funk, électronique, afrobeats, jazz, ballroom, performance, mode, art, conversations et activisme. Cette évolution a été célébrée par beaucoup et critiquée par d’autres. Pour certains fans de la première période, AFROPUNK s’est trop éloigné du punk. Pour d’autres, cette expansion démontre justement sa force : ne pas limiter l’expérience noire alternative à un seul genre, mais lui permettre de s’exprimer sous de nombreuses formes.

L’expérience AFROPUNK ne se comprend pas seulement par son affiche. Il y a des artistes, bien sûr, souvent extraordinaires, mais le public est une partie centrale du spectacle. AFROPUNK est célèbre pour sa mode, ses coiffures, ses couleurs, ses corps occupant l’espace avec fierté, son street style transformé en manifeste. Dans d’autres festivals, les gens s’habillent pour être à l’aise ou suivre une tendance; à AFROPUNK, beaucoup s’habillent pour dire quelque chose. Une veste, une tresse, un maquillage, une jupe, une botte, un piercing ou une silhouette peuvent fonctionner comme langage politique. Le corps devient archive, performance et drapeau.

Sa politique communautaire fait aussi partie de son identité. AFROPUNK défend depuis longtemps une position explicite contre le racisme, le sexisme, l’homophobie, la transphobie, le capacitisme, la grossophobie et d’autres formes d’exclusion. Cette liste n’est pas décorative. Elle répond au besoin de construire des espaces où la liberté ne demande pas de cacher des parties de soi-même. Voilà pourquoi AFROPUNK peut ressembler à la fois à un festival, un défilé, une protestation, une réunion de famille, un podium, une cérémonie et un espace sûr.

Musicalement, son ampleur permet à des scènes très différentes de partager le même cadre. Dans une édition, on peut croiser hip-hop expérimental, soul, R&B, punk, électronique, afrobeats, neo-soul ou performance queer. Des noms comme Erykah Badu, Flying Lotus, Teyana Taylor, Joey Bada$, Vince Staples, Sudan Archives, Janelle Monáe, Tyler, The Creator, The Internet, Tierra Whack, FKA twigs, Solange, Lenny Kravitz ou Santigold aident à comprendre l’étendue du projet. Il ne s’agit pas simplement de “musique noire” au sens générique, mais d’une curatelle fondée sur l’identité, le risque, le style, la communauté et la rupture.

AFROPUNK possède aussi ses contradictions. Sa croissance a apporté billets payants, sponsors, débats sur la commercialisation, accusations de gentrification et tensions autour de la question de savoir qui profite d’une culture née dans les marges. Mais ces tensions n’effacent pas son importance; elles la rendent plus réelle. AFROPUNK compte parce qu’il a ouvert un espace pour une négritude qui ne voulait pas demander la permission d’être multiple. Dans sa meilleure version, il reste cela : un lieu où la vie noire alternative ne s’explique pas, elle se vit.

Site officiel · afropunk.com

Réseaux

Genres

SOUL

ROCK

Fiche

Fréquence
Anual
Mois habituel
août
Durée typique
2 jours
Ville habituelle
Brooklyn, New York
Villes différentes
8
Pays visités
5
Plus longue série
21 ans consécutifs
Organisateur
Afropunk / Essence Ventures
Première édition
2005

Chronologie

Un artiste par année, le mieux classé

Artistes récurrents

Ceux qui reviennent le plus dans les éditions de cette franchise.