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✓ 6 éditions documentées — 47 artistes ont participé

Fan service

Chiffres, siège et habitudes de la maison

Éditions documentées62022–2026
Années d'histoire5 ansdepuis 2022
Pays habituelEspaña

À propos du festival

Azkena Rock Festival est l’une des grandes maisons du rock en Espagne, mais pas dans le sens froid d’un “grand événement”. Sa force se trouve dans quelque chose de plus obstiné et plus émotionnel : la sensation qu’à Vitoria-Gasteiz, chaque mois de juin, existe un rendez-vous pour celles et ceux qui croient encore qu’une guitare peut remettre le monde en ordre pendant quelques heures. Que l’affiche regarde vers le punk, le garage, le blues, le southern rock, la soul, le hard rock, le rockabilly ou la country alternative, tout à Azkena semble partir de la même idée : le rock n’est pas une pièce de musée, mais une manière de se rassembler, de discuter, de transpirer, de se souvenir et de découvrir.

L’histoire commence en 2002, dans la salle Azkena Gasteiz, avec une première édition modeste par rapport à ce qui viendrait ensuite, mais déjà pleine d’attitude. Backyard Babies, Supersuckers, Mudhoney, The Bellrays, Diamond Dogs, Sex Museum et d’autres noms ont posé les bases d’un début qui ne cherchait pas à être sage. À partir de là, le festival a grandi jusqu’à s’installer à Mendizabala, devenu son territoire naturel. Ce changement fut décisif : l’événement est passé de l’intensité d’une salle à une expérience ouverte de plusieurs jours, avec camping, scènes, longues nuits et une communauté rock fidèle qui revient année après année.

Mendizabala n’a pas le glamour d’une destination de carte postale, et c’est précisément pour cela que cela fonctionne. Le lieu est pratique, direct, reconnaissable. On arrive à Vitoria-Gasteiz, on sent que la ville sait ce qui se passe, on croise des t-shirts de groupes dans les bars, les places et les rues, puis on finit dans un recinto où l’expérience se vit sans trop de pose. Azkena n’a pas besoin de vendre un fantasme de luxe. Il vend du son, de l’amitié, de la bière, des vestes, des bottes, des débats sur le meilleur concert de la journée et ce mélange d’épuisement et de bonheur qui apparaît lorsque l’on a vu trop de groupes d’affilée et que l’on en veut encore un.

L’une de ses grandes qualités est d’avoir compris le rock comme une immense famille désordonnée, et non comme une étiquette fermée. Son histoire compte des légendes comme Bob Dylan, Iggy & The Stooges, Patti Smith, Kiss, Alice Cooper, Ozzy Osbourne, Sex Pistols, Deep Purple, Blondie, Pearl Jam, Queens of the Stone Age, Slash, Chris Isaak, Joan Jett, Social Distortion, Wilco, The Pogues, Bad Religion, Loquillo, Soziedad Alkoholika, Los Enemigos et beaucoup d’autres. Cette liste explique son prestige : le festival n’a pas seulement accueilli de grands noms, il a aussi défendu des branches du rock que d’autres événements traitent souvent comme nostalgie ou remplissage.

La programmation récente confirme cette amplitude. Dans une même édition peuvent cohabiter Alice Cooper, Social Distortion, The Hives, Imelda May, Jason Isbell & The 400 Unit, Old Crow Medicine Show, Evaristo, Sleaford Mods, Carpenter Brut, Superchunk, Circle Jerks ou Tropical Fuck Storm. Ce mélange pourrait sembler étrange ailleurs, mais à Azkena il paraît logique. Le festival sait que le public rock n’écoute pas en ligne droite : on peut venir pour une légende du shock rock, rester pour un groupe d’Americana, entrer dans un set de punk classique, découvrir une étrangeté garage et finir la nuit sur quelque chose de beaucoup plus industriel que traditionnel.

Trashville est l’une des clés de cette personnalité. Il fonctionne comme un festival dans le festival, un refuge plus sauvage pour le garage, le surf, le rockabilly, le psychobilly, les riffs rapides et les groupes qui semblent jouer mieux lorsque le public est tout près. Là, le rock perd tout vernis solennel et redevient physique : volume, sueur, humour, coiffures, cuir, bruit et sensation de club cachée à l’intérieur d’un grand recinto. C’est le genre d’espace qui empêche Azkena de devenir trop respectable.

Le lien avec la ville compte aussi. Les concerts gratuits de la Plaza de la Virgen Blanca évitent que le festival reste enfermé à Mendizabala ; ils le font entrer dans le centre de Vitoria-Gasteiz, au milieu du vermouth, des terrasses, des familles, des curieux et de la vie quotidienne. Txiki ARF ajoute une autre couche : enfants, ateliers, activités et familles qui comprennent le rock comme quelque chose qui se transmet aussi. Voilà pourquoi le public d’Azkena est si reconnaissable : vétérans, jeunes fans, parents, collectionneurs de disques, passionnés de punk, amoureux du blues, rockeurs de toujours et gens qui ont simplement trouvé là une manière d’appartenir.

Azkena Rock Festival compte parce qu’il maintient vivante une idée large, imparfaite et profondément humaine du rock. Il ne se contente pas de célébrer le passé et ne poursuit pas chaque tendance pour paraître jeune. Sa meilleure version se trouve dans cet équilibre : des légendes avec des cicatrices, de nouveaux groupes affamés, une ville présente, des scènes avec du caractère et un public qui ne vient pas seulement regarder, mais participer à une tradition qui respire encore fort à Mendizabala.

Site officiel · azkenarockfestival.com

Réseaux

Fiche

Mois habituel
juin
Durée typique
3 jours
Ville habituelle
Vitoria-Gasteiz, Álava
Villes différentes
2
Plus longue série
5 ans consécutifs
Première édition
2022

Chronologie

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