2024–2027

COUNTRY - FOLK - ROCK

Jackalope Jamboree

Classement

#1 247

✓ 4 éditions documentées — 37 artistes ont participé
Prochaine édition

Jackalope Jamboree 2027

Quand

2027

Artistes à l'affiche

Lineup en préparation — nous le publierons dès confirmation.

Fan service

Chiffres, siège et habitudes de la maison

Éditions documentées42024–2027
Années d'histoire8 ansdepuis 2019
Pays habituelÉtats-Unis

À propos du festival

On n’arrive pas à Pendleton comme on arrive à un festival de côte. L’Interstate 84, environ trois heures depuis Portland, traverse l’Est de l’Oregon jusqu’à une ville de rodéo dont le ciel et la poussière précèdent la musique. Happy Canyon Arena, au 1601 Westgate Street, reste une arène historique avant d’être une scène : gradins, piste ouverte, mémoire du bétail plus que des plots de lumière. Jackalope Jamboree s’installe là sans maquiller le lieu. Le camping sous tente, tout près du site, transforme la chaleur en condition de séjour. Le nom emprunte au jackalope, cette créature du folklore de l’Ouest — lièvre et bois — et le festival assume le même mélange de ruralité et d’étrangeté.

Le jamboree naît en 2019 sous l’impulsion de Chad Colwell, avec Rian Beach et Daren Lequerica. Pas de modèle national importé. Trois cofondateurs ancrés dans le territoire veulent un week-end de country, de rock et de folk loin des capitales du genre. Hodgen Distributing présente l’événement dès le début ; Kind Leaf accompagne le premier rendez-vous. Colwell est l’organisateur nommé pour le public ; l’histoire de fondation reste celle d’un trio local. Le parrainage de proximité dit déjà le ton : un rassemblement d’Oregon, pas une franchise déplacée.

La première édition tient en une journée et deux scènes. L’affiche d’ouverture dessine pourtant la carte que le festival défendra ensuite. American Aquarium et Shane Smith and The Saints apportent le country rock de route et le red dirt ; Lilly Hiatt et Carson McHone tiennent la ligne singer-songwriter et indie country ; Pete Krebs, Tylor and The Train Robbers, Jaime Wyatt et James Dean Kindle and The Eastern Oregon Playboys ancrent la nuit dans le Nord-Ouest et dans des groupes qui sonnent autant salle de village que tournée régionale. Ce n’est pas une affiche de stade. C’est un argument de scène : americana, country, red dirt et indie dans une arène de rodéo.

L’année 2020 s’efface avec la pandémie. Le retour de 2021 allonge le format à deux jours, autour de mille personnes par journée, et la chaleur de l’Est de l’Oregon devient un personnage. Cette réouverture ne joue pas la continuité intacte. Elle paraît dense, transpirante, encore à échelle humaine — un public qui remplit une arène historique sans transformer le week-end en machine urbaine. Avoir traversé le trou change l’événement : après l’annulation, le jamboree d’un seul jour n’est plus toute l’histoire.

Le format s’étire ensuite à trois journées, cinq scènes et plus de trente groupes. L’augmentation n’est pas seulement un chiffre. Jackalope Jamboree gagne aussi le centre de Pendleton dès le jeudi, de sorte que le festival quitte l’unique adresse de Westgate Street et dialogue avec bars et rues d’une ville qui, le reste de l’année, vit d’une autre économie. Reckless Kelly assure une tête d’affiche une nuit en 2022. Un groupe texan de red dirt, rompu aux routes, suffit à le dire : le jamboree se mesure désormais à des artistes de tournée, pas seulement au circuit local.

Country, rock et folk restent les trois mots utiles, mais la programmation habite les plis — americana, red dirt, indie et chanson d’auteur sur le même après-midi poussiéreux. Une journée peut passer du pedal steel au rock de grand-route puis à une heure de folk plus calme. Cette largeur explique que le premier cartel ait pu coller American Aquarium à Lilly Hiatt sans demander permission aux formats radio. On ne prend pas l’I-84 pour un seul sous-genre. On vient pour un croisement que l’Est de l’Oregon concentre rarement en un seul lieu.

Le corps comprend le site. Happy Canyon Arena n’est pas une prairie ombragée. Ce sont des gradins, du soleil, de la poussière de rodéo. Le camping sous tente place une bonne part du public à quelques minutes des scènes : la journée s’organise autour de l’eau, du repos et du set suivant, pas d’hôtels lointains. Pendleton, sur l’I-84, sert d’étape depuis Portland ou l’intérieur ; la ville ne se dissout pas dans le festival, mais pendant ces jours l’arène et le downtown deviennent une même carte. Les enfants de douze ans ou moins entrent gratuitement avec un adulte, et cette règle change le timbre des après-midi : des familles occupent un lieu qui, la nuit, continue de sonner country de route.

Cinq scènes veulent dire recouvrements et choix. On ne voit pas tout. On choisit l’arène ou une scène plus petite, ou l’on passe le jeudi en centre-ville avant de revenir quand l’affiche se densifie. Cette friction appartient à un festival passé d’un jour à un long week-end sans quitter la même ville ni le même caractère rural. La chaleur force à réorganiser ; la poussière pousse vers l’ombre ; le camping installe des voisins venus pour la même raison.

Jackalope Jamboree tient une place nette sur la carte du Nord-Ouest. Ce n’est pas le rassemblement côtier de Portland, ni une foire de comté déguisée en concert. C’est un jamboree d’arène de rodéo à Pendleton, né de trois cofondateurs locaux, présenté par un distributeur d’Oregon et grandi de deux scènes jusqu’à un week-end qui marche aussi downtown. Entre country, rock et folk — et entre la chaleur de l’Est et les gradins de Happy Canyon — l’événement tient une idée simple : la musique de route peut avoir maison dans une ville de rodéo sans emprunter l’identité d’une autre région.

Site officiel · www.jackalopejamboree.com

Genres

COUNTRY

FOLK

ROCK

Fiche

Mois habituel
juin
Durée typique
3 jours
Ville habituelle
Pendleton, Oregon
Plus longue série
4 ans consécutifs
Organisateur
Chad Colwell
Première édition
2019

Chronologie

Un artiste par année, le mieux classé

Artistes récurrents

Ceux qui reviennent le plus dans les éditions de cette franchise.