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#185
HIP HOP - INDIE - POP
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2019
Artistes à l'affiche
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7 éditions à explorer · futur, live et passé
Chiffres, siège et habitudes de la maison
Life is Beautiful est un festival de pop, d’indie et de hip hop dans le downtown de Las Vegas, au Nevada. La première édition a eu lieu les 26 et 27 octobre 2013, à Fremont East. Rehan Choudhry l’a fondé. Il avait dirigé le divertissement au Cosmopolitan et travaillait avec Aurelian Marketing. Ce n’est pas Life Festival Oświęcim, la rencontre pour la paix en Pologne. Ce n’est pas le film La vita è bella. Ce n’est pas non plus LIB, Lightning in a Bottle, le rendez-vous californien. C’est le festival urbain de deux jours qui a pris une quinzaine d’îlots du vieux centre.
Choudhry n’a pas choisi le Strip. Il a choisi le downtown, le tronçon de Fremont que le Downtown Project de Tony Hsieh, issu de Zappos, poussait comme quartier de bureaux, de bars et de terrains vagues. Another Planet Entertainment, la maison d’Outside Lands à San Francisco, est entrée comme productrice. MAKTUB figurait aussi parmi les partenaires. Le site n’était pas un camping désert grillagé. C’était la ville : rues fermées, cinq scènes, nourriture, art et talks. Les chroniques de cette première année parlent d’environ soixante mille personnes ce week-end-là.
L’affiche de 2013 explique le croisement des genres. Pretty Lights et Zedd couvraient l’électronique de danse que la pop avait déjà absorbée. Empire of the Sun, Passion Pit, Portugal. The Man et Haim plaçaient l’indie de radio. Jurassic 5 et Janelle Monáe ouvraient le hip hop et le soul de grande scène. Alabama Shakes tenait le bout rock de groupe. Ce n’est pas une liste pour copier une affiche. C’est la preuve que le festival est né en mélangeant les salles : une scène pouvait demander la danse et la voisine, un set de guitare. Le public passait de l’une à l’autre sur les trottoirs, pas dans un couloir de champ.
En 2014, le format est passé de deux jours à trois. Cet élargissement n’est pas ici une annonce de saison. C’est le changement que les sources de la deuxième année ont par écrit : plus d’heures, plus d’îlots occupés, le même downtown. Le cœur est resté le même. Musique, nourriture, art et conversations dans un centre qui n’était pas celui des grands hôtels du Strip. Qui cherchait un camping dans le désert se trompait de lieu. Qui cherchait seulement un club d’hôtel se trompait d’échelle.
Le downtown d’octobre se vit à pied. Fremont East ne demande pas une navette depuis un parking de sable. Il demande de descendre au centre et de traverser des îlots de casinos bas, de hangars et de terrains. Le jour, il y a des food trucks, des stands et des talks dans des salles ou des tentes. L’après-midi, les scènes commencent à se remplir. La nuit, le volume monte entre les immeubles, pas contre un versant. L’octobre de la vallée est sec et encore chaud à midi ; à la nuit, ça fraîchit. Pas de boue de pré. De l’asphalte et, parfois, un vent qui soulève la poussière d’un terrain.
Another Planet a apporté le métier d’un grand festival de parc urbain. Outside Lands montre comment les gens se déplacent entre les scènes dans une ville. Life is Beautiful a appliqué cette logique à un centre encore en chantier. Hsieh et le Downtown Project voulaient que le quartier paraisse vivant un week-end. Choudhry voulait une affiche qui ne soit pas seulement une résidence d’hôtel. Le choc de ces visées, c’est le format : ni rave fermée, ni foire d’arts sans volume. Un festival de rues, avec des têtes d’affiche pop, indie et hip hop.
Y aller, c’est un trajet de ville. On atterrit à McCarran, on prend un taxi ou le monorail vers le centre, ou on descend du Strip en bus court. On ne traverse pas un camping. On entre dans un périmètre d’îlots. Le public se répartit : ceux de Pretty Lights restent sur la piste ; ceux d’Alabama Shakes cherchent une scène de groupe ; ceux de la nourriture circulent entre les deux. Les talks demandent une autre vitesse. On entre dans une salle, on s’assoit, on ressort dans la rue quand le panel finit.
Inutile de mêler ce nom au festival d’Oświęcim. Là-bas, l’entrée était gratuite et le cadre une fondation pour la paix à côté d’Auschwitz. Ici on paie, et le cadre est le downtown de Las Vegas. LIFEM, à Londres, est une foire d’instruments d’early music. Lightning in a Bottle est un autre LIB, avec une autre histoire et un autre sol en Californie. Le film de Benigni ne programme pas de scènes. Si un moteur mélange Life is Beautiful avec l’un de ces noms, Fremont East, Choudhry et octobre 2013 coupent le nœud.
Life is Beautiful se lit comme le festival de pop, d’indie et de hip hop que Choudhry a monté dans le downtown de Las Vegas les 26 et 27 octobre 2013, avec Another Planet, le Downtown Project et une quinzaine d’îlots. La deuxième année a ajouté un jour. Les saisons suivantes ne sont pas affirmées ici. Le sol est la ville, pas un désert de camping. L’affiche du premier week-end le disait déjà : Pretty Lights, Empire of the Sun, Jurassic 5 et Haim dans des rues qui n’étaient pas le Strip.
Genres
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