✓ 8 éditions documentées — 57 artistes ont participé

Fan service

Chiffres, siège et habitudes de la maison

Éditions documentées82017–2026
Années d'histoire10 ansdepuis 2017
Pays habituelAlemania

À propos du festival

PAROOKAVILLE ne ressemble pas à un festival qui se contente de construire des scènes sur un grand terrain. Il ressemble plutôt à une ville qui apparaît soudain sur la carte, ouvre ses portes pendant un week-end puis disparaît en laissant à des milliers de personnes l’impression d’avoir vécu dans une fantaisie électronique parfaitement organisée. Né en 2015 à Airport Weeze, en Allemagne, il a compris dès le départ une chose importante : dans un monde rempli de festivals de DJs, une grande mainstage et une énorme affiche ne suffisaient plus. Il fallait construire un univers.

Cet univers s’appelle The City of Dreams. À PAROOKAVILLE, on n’entre pas seulement comme festivalier; on entre comme citizen. La narration compte. Il y a des passeports, des tampons, un hôtel de ville, une église, une prison, un bureau de poste, des monuments, des quartiers, des personnages et toute une mythologie autour de Bill Parooka, fondateur fictif de cette ville impossible. L’idée pourrait sembler exagérée si elle restait au niveau du décor, mais elle fonctionne parce que le festival la prend au sérieux. Chaque détail pousse dans la même direction : pendant trois jours, il ne faut pas avoir l’impression d’être dans un ancien aéroport transformé, mais dans une ville parallèle où la musique électronique est la loi principale.

Le lieu aide énormément. Airport Weeze offre quelque chose que peu de sites peuvent proposer : de l’espace, des pistes, des hangars, une atmosphère industrielle et l’échelle nécessaire pour construire une ville temporaire. Ce n’est ni un joli parc ni une plage exotique, mais un paysage aéroportuaire transformé en territoire de lumières, de basses, de structures gigantesques et de routes internes. Cette rugosité lui donne du caractère. PAROOKAVILLE ne cherche pas à cacher la taille du site; il l’utilise. Marcher sur le terrain ressemble à traverser différents quartiers : soudain on se trouve devant une mainstage monumentale, puis dans une usine sonore, puis dans une zone plus cachée, puis devant une scène qui semble sortie d’une histoire inventée par quelqu’un avec trop d’imagination et un budget immense.

Musicalement, PAROOKAVILLE est large, festif et très lié à l’expérience électronique européenne de grande échelle. Son cœur bat pour l’EDM et la dance massive, mais la ville s’ouvre vers la house, la techno, la trance, le hardstyle, la bass music, le big room, le progressive, le future house et des sons plus durs ou plus club selon les scènes. C’est l’un de ses grands attraits : on peut arriver pour Armin van Buuren, Hardwell, Steve Aoki, Axwell ou The Chainsmokers, et finir par découvrir un set techno, une zone hardstyle, un moment house plus élégant ou une scène où l’énergie change complètement.

L’expérience réelle contient beaucoup d’aventure sociale. On arrive avec des amis, on récupère son entrée comme si c’était un visa, on regarde les horaires, on essaie de comprendre la carte et l’on découvre très vite que PAROOKAVILLE ne se contrôle jamais totalement. Il y a toujours quelqu’un qui veut aller à la mainstage, quelqu’un qui s’est perdu près du camping, quelqu’un qui a trouvé une scène meilleure que prévu, quelqu’un qui insiste pour aller à l’église de la ville et quelqu’un qui pense déjà au show final. Ce mélange de planification et de désordre fait partie du charme. Une ville, même fictive, a toujours sa propre vie.

Le camping amplifie cette sensation. Il ne s’agit pas seulement de voir des shows puis de rentrer à l’hôtel. C’est se réveiller parmi les tentes, marcher à moitié endormi, entendre la musique au loin, manger n’importe quoi au petit-déjeuner, retourner dans la ville, perdre la notion de l’heure et sentir que tout le monde participe au même jeu. Le public répond lui aussi à cette fantaisie : tenues, drapeaux, groupes internationaux, fans d’électronique grand public, amoureux du hardstyle, curieux, vétérans de festivals et personnes qui reviennent chaque année comme dans une capitale émotionnelle.

Ce qui distingue PAROOKAVILLE, c’est son engagement envers l’idée de ville. D’autres festivals ont des scènes thématiques; PAROOKAVILLE a une citoyenneté. D’autres ont de la décoration; ici, il y a des institutions fictives. D’autres ont un slogan; ici, il y a une histoire entière qui transforme le festival en plus qu’une somme de DJs. Sa force est de combiner production allemande, excès visuel, culture dance et sens du jeu. PAROOKAVILLE est une ville qui n’existe pas, mais pendant trois jours elle peut sembler plus vivante que bien des villes réelles.

Site officiel · parookaville.com/en

Réseaux

Fiche

Mois habituel
juillet
Durée typique
3 jours
Ville habituelle
Weeze, Nordrhein-Westfalen
Plus longue série
5 ans consécutifs
Première édition
2017

Chronologie

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