2023

HOUSE - TECHNO

Klangtherapie Festival

Classement

#914

Abonnés

31.3 K

✓ 1 éditions documentées — 51 artistes ont participé

Laquelle as-tu faite (ou feras-tu) ?

1 éditions à explorer · futur, live et passé

Fan service

Chiffres, siège et habitudes de la maison

Éditions documentées12023–2023
Années d'histoire24 ansdepuis 2003
Pays habituelAllemagne

À propos du festival

Entre prés, bois et la petite rivière Wiesent, près de Scherleithen, un champ de la Fränkische Schweiz devient autre chose pendant quelques jours : pas un enclos de sponsor, mais un acre que Christian Polewka a commencé, en 2003, à traiter comme une fête techno d’environ trois cents personnes. Klangtherapie Festival se comprend d’abord par cet entêtement de vallée : Plankenfels n’est ni Berlin ni Munich. C’est un village de la Suisse franconienne où le techno et le house tiennent si quelqu’un refuse de vendre l’horizon à une marque de boisson.

Le site officiel place le départ en 2003. Les notes du festival se souviennent d’un petit rave jeune, avec la devise DIE FREIHEIT SEIN ZU KÖNNEN WIE WIR SIND. Il n’y a pas une affiche de tête d’affiche de stade qui explique cette origine. Il y a un chiffre — environ trois cents âmes — et une thèse : la liberté d’être comme on est, contre la culture bavaroise que Polewka a plus tard dite unilatérale. La rencontre a été pensée comme une contre-image, pas comme une franchise. Qui arrive en cherchant un logo de banque sur la toile se trompe de forêt.

Polewka signe l’origine. Paul arrive plus tard, lié à la Waldbühne, la scène de forêt que le site a gagnée quand le format n’était plus seulement un rave de pré. C.R.I.P.O. GmbH, basée à Scherleithen 5, est la société postérieure qui figure sur l’impressum ; on ne la présente pas ici comme fondatrice. L’ordre compte : d’abord un champ et un organisateur, ensuite une scène parmi les arbres, ensuite une GmbH. Le raconter à l’envers donnerait à une entreprise la naissance qui appartenait à une fête.

La croissance se raconte sans ligne d’années. Le festival est passé de trois cents personnes à une échelle que les chroniques de 2011 situaient autour de trois mille, avec plus d’aires, plus de billets et un programme qui n’était plus seulement une piste. Le techno et le house restent l’oreille, mais le site a appris à mêler downtempo, ateliers, sauna, hamacs, un espace familles et un décor fait à la main. Polewka l’a dit sans fard : on ne programme pas des étoiles du business, on cherche des perles de scène et des raretés régionales. Le public de Klangtherapie n’achète pas une tête d’affiche de magazine. Il décide de se déplacer vers un champ de Plankenfels qui se déclare sans sponsors.

L’expérience se déduit du format réel. On arrive par une route étroite dans une vallée. On campe près des scènes : les chemins sont courts, de l’herbe au bois, du camping à la piste et de la piste à un atelier. On transpire la nuit dans le techno et l’on baisse le volume le jour entre un talk et un hamac. Le temps de Franconie — chaleur d’août, orage qui transforme l’acre en boue, froid de l’aube sous les arbres — fait partie du contrat. Il n’y a pas d’after de discothèque de ville à deux rues. Il y a le site lui-même, qui se comporte comme une maison temporaire, et un petit village qui ne joue pas au quartier de clubs.

Sans sponsors, le festival vit d’une autre économie : billets, détail, travail que ses propres notes appellent Herzblut. Cette indépendance n’est pas un slogan vide si on l’entend contre le paysage bavarois des fêtes sponsorisées. Elle impose aussi un plafond : on ne peut pas grandir comme un open-air de bière de marque. Le site — Feld der Ehre dans les notes anciennes, un acre entre Wiesent et collines dans les plus récentes — demande une échelle humaine. Qui arrive avec une tente comprend que le luxe ici n’est pas un VIP derrière une barrière. C’est un bois sans logo dessus.

On ne mélange pas cette vallée avec un techno d’entrepôt berlinois ni avec un open-air de marque du sud de l’Allemagne. Klangtherapie est celui de Plankenfels, celui de Polewka, celui de 2003 à trois cents personnes et celui de la Waldbühne quand Paul entre dans le récit. Le mélanger avec un festival de sponsor, c’est mélanger un acre sans marque et un enclos de toiles publicitaires. Le nom — thérapie du son — ancre la thèse : on vient écouter et rester, pas collectionner un logo au poignet.

Klangtherapie Festival se comprend mieux comme un rave de trois cents qui a refusé de vendre la forêt. Entre Scherleithen et la Wiesent, entre Polewka et la scène d’arbres venue ensuite, la Fränkische Schweiz a eu un festival qui demandait l’indépendance, pas le mécénat de marque. Le champ prête la boue ; la devise prête l’entêtement. Il reste une rencontre techno et house qui a appris à grandir sans laisser une GmbH postérieure réécrire l’origine de 2003.

Site officiel · www.klangtherapie-festival.de

Réseaux

Genres

HOUSE

TECHNO

Fiche

Mois habituel
août
Durée typique
4 jours
Ville habituelle
Plankenfels, Bayern
Organisateur
Christian Polewka
Première édition
2003

Chronologie

Un artiste par année, le mieux classé

Artistes récurrents

Ceux qui reviennent le plus dans les éditions de cette franchise.