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Chiffres, siège et habitudes de la maison

Éditions documentées12023–2023
Années d'histoire10 ansdepuis 2017
Pays habituelCanada

À propos du festival

Le ranch ne demande pas un circuit du Minnesota. Il demande une vallée de Colombie-Britannique. En 2017, Wideglide Entertainment a planté Laketown Rock à Laketown Ranch, Lake Cowichan, du 19 au 21 mai, avec une oreille de rock canadien et un terrain de cent soixante-douze acres le long de Meade Creek, sur Youbou Road. Qui arrive en cherchant Lakes Jam se trompe de pays. Ici le lac est Cowichan et l’affiche est Sam Roberts Band, Loverboy, Trooper, pas un paddock de Brainerd.

Greg Adams, propriétaire de Wideglide et du ranch, a choisi les groupes. Erin Richards, qui parlait marketing, a dit à la Lake Cowichan Gazette qu’ils attendaient quelque quatre mille la première année et que la réponse des billets faisait penser à une plus grande échelle. Les chiffres qui circulent autour de dix mille se citent avec prudence : le ranch peut les absorber ; le village ne voit pas cette densité tous les jours. Qui traite Laketown Rock comme un festival né petit et resté petit saute la taille du terrain et la radio 100.3 The Q, qui a présenté le début avec Wideglide.

L’oreille est rock, tout court. L’affiche de 2017 le dit sans métaphore : Sam Roberts Band et Matt Mays le vendredi ; Loverboy, Trooper et Prism le samedi ; Honeymoon Suite et Headpins le dimanche. Puis sont arrivés Glass Tiger, Streetheart, The Wild! et des groupes de la vallée. Ce n’est pas un festival country qui ajoute une guitare. C’est un long week-end de mai — le long weekend canadien — pour un public qui reconnaît des hymnes de radio rock du pays. Qui imagine un enclos de nouveautés urbaines se trompe de contrat. Ici le contrat est une chanson connue et une pelouse de ranch.

Wideglide produisait déjà Sunfest, la plus grande rencontre country de la province. Laketown Rock n’est pas Sunfest sous un autre nom. C’est l’autre thèse du même terrain : le rock que le ranch n’avait pas encore mis au centre. Adams voulait que Laketown Ranch cesse d’être le secret d’un seul festival et devienne un sol que d’autres promoteurs pourraient aussi utiliser. Qui confond les deux marques parce qu’elles partagent des acres mélange une oreille country et une oreille rock. Le sol est le même. L’affiche ne l’est pas.

L’expérience se déduit du format réel. On campe sur le ranch. Il y a de la nourriture, des stands d’artisans, des activités de famille. Les enfants de moins de douze ans entraient gratis au début. Qui arrive de Victoria ou de Duncan ne trouve pas un quartier de clubs. Il trouve un terrain de vallée, la route de Youbou, de la poussière de mai et une scène qui sonne contre la forêt. Le temps peut être celui de l’île : frais au crépuscule, averse de printemps, une veste dans le sac. Le lac Cowichan est proche ; le ranch n’est pas une plage. C’est un champ qui, trois jours, se remplit de bracelets.

Il ne faut pas mêler ce ranch à Lakes Jam. Laketown Rock est celui de Wideglide, celui de 2017, celui de Lake Cowichan. Le mêler à un festival du Minnesota parce que les deux vendent du rock au bord d’un nom de lac, c’est mêler une vallée de Colombie-Britannique à une piste de course. Le sol est Laketown Ranch. L’oreille est rock d’un week-end qui tient entre un camping et un hymne de Trooper.

Les chroniques locales ne transforment pas le début en trophée d’affluence. Elles en font un argument de village : Adams embauche dans la vallée, les gens viennent de l’extérieur de la province, le long weekend remplit Youbou Road de voitures. Ce fait compte plus qu’une tête d’affiche. Laketown Rock se comprend par un ranch qui voulait une autre saison, pas par un bureau de Vancouver qui loue un parc et s’en va.

Arriver fait déjà partie du site. Qui vient de Victoria traverse l’île ; qui vient de l’extérieur de la province arrive par ferry ou par route et comprend que Lake Cowichan n’est pas un quartier de clubs. Le long weekend de mai prête le pont ; le ranch prête la pelouse ; Youbou Road prête l’embouteillage. Les chroniques locales parlent de gens qui arrivent même d’une autre province. Ce trajet n’est pas un inconvénient de marketing. C’est la preuve qu’un terrain de cent soixante-douze acres peut devenir, trois jours, le centre d’une vallée qui le reste de l’année n’entend pas le rock à cette échelle.

Qui marche du camping au Rock Pit quand le soleil baisse comprend pourquoi Sunfest ne suffisait pas. Entre Adams et Richards, entre Sam Roberts et Loverboy, entre le country du terrain et le rock du long weekend, Lake Cowichan a eu un festival de rock qui n’a emprunté le ranch à personne du Minnesota. Wideglide Entertainment prête le métier ; Laketown Ranch prête la pelouse. Il reste un Laketown Rock que l’on raconte comme l’autre voix d’une vallée, pas comme un Lakes Jam avec un autre tampon.

Site officiel · www.laketownranch.com

Réseaux

Genres

ROCK

Fiche

Mois habituel
juin
Durée typique
3 jours
Ville habituelle
Lake Cowichan, British Columbia
Organisateur
Wideglide Entertainment
Première édition
2017

Chronologie

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Artistes récurrents

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